samedi 14 octobre 2017

Bon anniversaire!


Né le 10 octobtre 2000 dans les Hautes-Pyrénées,  je viens de fêter en début de semaine mes 17 ans à Porto Rafti!
Bien sûr j'ai des problèmes de santé liés à mon âge, mais j'ai encore bon pied, bon oeil. Ce sont peut-être tous les voyages faits entre la France et la Grèce qui ont préservé ma jeunesse de coeur! Car je suis toujours aussi doux et affectueux avec mes Humains. Eux aussi m'aiment toujours autant, si ce n'est davantage, que lorsque j'étais un chaton malicieux.

Pour mon anniversaire j'ai pu faire une entorse à mon régime et me régaler d'un filet de dorade!
Mais je n'ai pas été le seul à jouer les gourmands.




Je partage la photo de mon gâteau avec tous les amis de "24 Heures Photo" qui se retrouvent chez Patricia.



Je ne peux pas résister au plaisir de vous montrer une photo prise pour mon anniversaire! 
Je suis devenu plus patient avec l'objectif, l'âge aidant...





samedi 7 octobre 2017

Pour nous mesdames! "24 Heures Photo! 81"



J'ai choisi cette semaine pour le challenge de Patricia une... pyxide. Nous n'appelons plus cela ainsi mais nous en avons toutes une ou plusieurs mesdames! et pourquoi pas vous aussi messieurs, même si c'est plus rare!

Dans l' antiquité grecque une pyxide était une boîte en bois, en marbre ou en argile dans laquelle on rangeait ses cosmétiques ou ses bijoux.
De forme ronde, la pyxide avait un couvercle plat muni d'une poignée. Ce pommeau pouvait être tout simple ou comme ici représenter un animal.

Alors que les pyxides sont l'apanage des femmes, la poignée est très souvent en forme de cheval. Il peut être seul comme sur ma photo ou en attelage de 3, voire 4 chevaux.
Ces boîtes appartenaient à des femmes de la classe aisée de la société et ont été retrouvées près d'elles, dans leurs tombes.




Cette pyxide date du VIIIe siècle av.J.-C., l'époque du géométrique récent. Elle a été découverte près du sanctuaire d'Artémis à Vravrona (ou Brauron) et elle est exposée dans le Musée archéologique voisin que j'ai visité cette semaine.




samedi 30 septembre 2017

Le cap Sounion "24 Heures Photo 80"


Cette semaine le temps fut très automnal, avec nuages et vent. La température n'a guère dépassé les 20°. Peu de raisons donc de sortir l'appareil photo. J'attendais chaque jour un lendemain plus favorable car nous avons un temps qui n'est ps de saison pour la Grèce.
Aujourd'hui, le vent ayant bien fléchi, même s'il soufflait encore un peu, nous sommes partis en balade au Cap Sounion, à une quarantaine de kilomètres au sud de Porto Rafti.

Un peu avant d'arriver à Sounion, nous avons profité d'un bain "rafraîchissant" sur la plage de Poseidonia que nous avons eue pratiquement pour nous seuls!! A vrai dire l'eau n'était pas très froide. C'est davantage le manque de soleil et le petit vent qui n'incitaient pas beaucoup à rester sur la plage. Mais j'y ai tout de même rempli ma grille de Sudoku après la baignade!




Le cap Sounion fut considéré depuis l'Antiquité comme un passage stratégique contrôlant le trafic maritime entre la mer Égée et le Golfe Saronique.


Les Athéniens y construirent au milieu du Ve siècle av. J.-C. un temple dédié au dieu de la mer, Poséidon.
Les ruines du temple se dressent sur un promontoire à une soixantaine de mètres au-dessus de la mer. Vous l'apercevez à gauche sur la photo ci-dessous.


C'est un lieu très réputé pour son coucher de soleil comme pour la légende du roi Egée et de son fils Thésée.

Mais cet après-midi le temple contemplait la mer sous les nuages...



Ce sera ma photo pour les "24 Heures Photo" de notre amie Patricia.




samedi 23 septembre 2017

Encore un peu de Péloponnèse et "24 Heures Photo - 79"

La région du Péloponnèse où nous avons séjourné il y a une dizaine de jours m'a paru plus "tropicale" que l'Attique où nous vivons. Les fleurs et les plantes y sont sensiblement les mêmes bien sûr mais m'ont semblé plus développées, plus volumineuses. Peut-être est-ce dû au degré d'humidité plus important dans cette région de Pylos et de Méthoni.

Aussi, rentrée chez nous j'ai eu envie d'un hibiscus double, bien joufflu et rappelant presque une rose Comme j'avais déjà des hibiscus simples rouges, j'en ai choisi des jaunes pour les doubles!



Ce sera ma photo de la semaine pour Patricia et ses aminautes.
  


Le Péloponnèse est surtout connu pour Epidaure, Mycènes, Nauplie, Monemvassia, Olympie... 
Sparte aussi bien sûr, même la ville n'a rien conservé de son passé prestigieux.
Mais il est d'autres villes qui méritent que l'on s'y attarde. Je vous ai parlé de Pylos dans mon billet précédent, je voudrais vous parler aujourd'hui d'une autre ville au riche passé, Méthoni.



Méthoni est à une vingtaine de kilomètres de Pylos et fait face elle aussi à la Mer Ionienne.


C'est une petite ville aux maisons basses et aux toits de tuiles qui s'anime à la période estivale grâce à sa belle plage et surtout à sa forteresse très visitée. 

Certaines rues à Méthoni ont la particularité d'être plantées d'hibiscus.



La ville s'étend doucement jusqu'à son kastro car celui-ci a la particularité d'avoir été construit en bord de mer, pour protéger le port.




                                                                                                                                  Photo Internet

                                                                                                                                                                                                               Photo du Net



La forteresse de Méthoni a été construite par les Vénitiens au XIIe siècle. Ils pouvaient ainsi prévenir les attaques des pirates et sécuriser une région maritime qui était sur le trajet de leur commerce vers l'Orient. La ville et la forteresse seront vénitienne jusqu'en 1500. Puis elles tomberont sous la domination ottomane pour quatre siècles.  
Mais lors de la Guerre d'Indépendance grecque, la flotte de Miaoulis remporta une bataille décisive à Methoni face à la flotte égyptienne, alliée de l'empire ottoman. Quelques années plus tard Méthoni redevenait grecque.


La forteresse est de taille impressionnante avec ses 3 km de pourtour. Elle est protégée par la mer de trois côtés. On y accède du côté nord par voie terrestre. Un pont à 14 arcades mène au portail d'entrée. Lorsque la mer est houleuse, elle peut s'engouffrer sous ce pont situé près du rivage.





Le jour de notre visite, le pont n'était traversé que par des "petits hommes bleus" bien pacifiques!


Il faut ensuite traverser encore deux portes pour parvenir au coeur de l'immense espace du fort où il ne reste que très peu de vestiges.

Le petit port de Méthoni est toujours lové contre sa forteresse.



Les baigneurs et les tavernes ont remplacé les pirates au pied de la forteresse...







L'avancée de la forteresse dans la mer se termine par un "bourdzi" (mot qui désigne un fortin en arabe). Il n'est pas aussi célèbre que celui de Nauplie mais il remplissait la même fonction  de protection.






Après ces deux journées où nous avions fait un beau retour dans le passé grâce à ces magnifiques châteaux visités à Pylos et à Methoni, il ne nous restait plus qu'à prendre le chemin du retour.

C'est ce que nous avons fait via Kalamata, la ville du Péloponnèse la plus peuplée après Patras.


                                                                                                                                                                                                                                                                                Photo du Net

Peut-être connaissez-vous d'ailleurs le nom de Kalamata car les olives grecques que nous mangeons en France sont la plupart du temps issues de sa région. 






L'huile d'olive de Kalamata bénéficie d'une AOP. C'est vraiment l'or noir de la région. Pour en savoir davantage, un petit clic ici.

C'est avec une photo de la plage de Kalamata où nous nous sommes restaurés en fin d'après-midi avant de prendre l'autoroute pour Porto Rafti que se terminera ce petit reportage. La taverne s'appelait le Navarino, l'ancien nom de Pylos. La boucle était bouclée...







                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                      Photo du Net


samedi 16 septembre 2017

Châteaux et baignades

La semaine dernière nous avons pris la direction du Péloponnèse pour aller visiter deux belles cités, Pylos et Methoni. Toutes deux situées dans la région de la Messénie.
Notre premier point de chute  fut Pylos, à 300 km de Porto Rafti. Une belle autoroute jusqu'à Kalamata, puis la route nationale jusqu'à Pylos.


Pylos est une petite ville, nichée face à un magnifique baie où la mer ne s'engouffre que par trois ou quatre goulets. 



La baie est protégée par l'île de Sphacteria, très abrupte. Au centre de la baie, une île minuscule appelée "la Petite Tortue". Impossible de photographier l'ensemble de la baie tant elle est vaste. En voici juste un aperçu.




Même sur Internet,  je n'ai pas trouvé de photo montrant l'ensemble de la baie.


                                                                                                        Photo internet
Notre hôtel -que je vous recommande entre autres pour son petit déjeuner!- se trouve à l'entrée de Pylos et il offre une belle vue sur la mer comme sur le port et la ville.






Le site de Pylos était déjà habité à l'époque mycénienne (1400 à 1200 av. J.-C). 
L'histoire contemporaine a surtout retenu que c'est au large  de cette ville qu'eut lieu, le 20 octobre 1827, la bataille de Navarin, le nom de Pylos à cette époque.
De nos jours la ville la ville s'organise autour de son port et de sa grande place plantée d'immenses platanes.





Pylos est aussi une ville qui vit du tourisme. On peut y visiter deux châteaux, se prélasser sur de grandes plages de sable ou observer la vie d'une lagune et de ses oiseaux. 

Nous avons commencé l'après-midi par une baignade à Voïdokilia
"La baie de Voidokilia (traduction: «panse ou ventre de vache») semble être tracée avec un compas et ressemble ainsi à une lettre Omega géante. Deux promontoires rocheux définissent l'entrée de la baie, qui la protège ainsi du vent. Pour tout visiteur, cette plage d'une beauté exceptionnelle réunit tous les ingrédients qui vous invitent à la baignade et la balade: magie du lieu, lumière, sable fin et eau cristalline."



                                                                                                                    Photo internet






C'est à l'extrémité de cette plage que l'on peut emprunter le sentier très escarpé menant au château le plus ancien de Pylos, le Paliokastro.




 Ce château fut construit par les Francs au XIIIe siècle. Il ne reste plus rien du château mais les murs et les tours extérieurs sont bien conservés.






On dit que depuis les tours du Paliokastro on peut voir la nuit par temps clair les lumières de Malte. Nous n'avons pas vérifié!

Adossée à la plage de Voidokilia, c'est la grande lacune de Gialova. De notre observatoire, nous n'avons guère vu d'oiseaux ce jour là. Excepté ce groupe de flamants roses.







J'ai même réussi à saisir le seul flamant qui a bien voulu s'envoler et j'en suis fière car il était loin de nous et pas facile à zoomer.



Il faisait bien chaud ce jour là et une seconde baignade à l'heure où le soleil se couche fut la bienvenue. Ce fut sur la plage de Romanos, une plage mêlant sable fin et rochers.




La Messénie est vraiment un endroit à choisir si vous aimez les belles plages. Voyez plutôt ici.

Mais Pylos offre aussi de belles visites culturelles comme celle de son Niokastro (le Nouveau Château).





Il est installé sur un promontoire et surveille l'entrée de la baie. Il fut construit par les Turcs et achevé en 1573. D'un périmètre d'un peu plus de 500, la forteresse est de forme hexagonale.


                                                                                                       
                                                                                                                                                                       

                                     On monte sur les remparts supérieurs par cet escalier et la vue est juste magnifique.                                                                       
                                                                                                                                                                 



                                         
Depuis le rempart, on voit dans la cour du château une église et quelques dépendances. A l'origine cette église était une mosquée. Elle a changé à plusieurs reprises  d'affectation, au gré de la religion des possesseurs du château...







Dans la cour principale, ancres et boulets nous rappellent la bataille de Navarin.



Il y a également dans l'enceinte du château un musée, pas très grand, mais moderne et très interessant. Il regroupe des objets trouvés dans la baie de Pylos ou dans des sites voisins de la ville et datant de la période mycénienne à la période romaine.

J'ai beaucoup aimé cette baignoire qui fait environ 1,20m. J'imagine la dame qui devait avoir plaisir à s'y prélasser...



... avant qu'elle ne se prépare et choisisse son collier... 




Comment ne pas trouver émouvantes ces noisettes retrouvées pratiquement intactes dans un bateau englouti?


Après tant de découvertes, nous avions bien mérité notre pause nocturne sous les énormes platanes de la place principale de Pylos.



Youpi, depuis hier j'ai à nouveau un ordi et ne serai plus obligée d'user mes yeux sur le smartphone! Je pourrai aussi retrouver le chemin des commentaires sur vos blogs!